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Mondial 2026 : les Bleus qualifiés, Mbappé visé par des propos racistes d'une sénatrice paraguayenne

Victoire 1-0 des Bleus face au Paraguay et qualification pour les quarts de finale. Après le match, la sénatrice Celeste Amarilla tient des propos racistes visant Kylian Mbappé, condamnés par la FFF, la FIFA et l'ambassade du Paraguay.

Par Marco Ohara, journaliste sports · 7 juillet 2026

Sur le terrain, la soirée aurait dû se résumer à une qualification logique. Les Bleus se sont imposés 1-0 face au Paraguay et valident leur billet pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Mais c'est en dehors du rectangle vert que l'actualité du match a basculé, avec des propos ouvertement racistes tenus par une élue paraguayenne à l'encontre du capitaine de l'équipe de France, Kylian Mbappé.

Un « racisme décomplexé » dénoncé jusqu'à Asunción

La sénatrice Celeste Amarilla a tenu, après la défaite de son équipe, des propos que Kylian Mbappé lui-même a qualifiés sur les réseaux sociaux de « racisme décomplexé », dénonçant l'attitude d'une « femme méprisable ». La Fédération française de football et la FIFA ont toutes deux condamné des déclarations qu'elles ont jugées abjectes et inacceptables. Fait notable, l'ambassade du Paraguay en France a elle-même pris ses distances avec les propos de la sénatrice, rejetant publiquement ses déclarations — un geste diplomatique rare qui souligne l'ampleur de la polémique.

Un débat sur la géographie de l'indignation

L'affaire a également alimenté un débat plus large sur la cohérence du traitement médiatique et politique des actes racistes selon leur origine géographique. Sur les réseaux sociaux, plusieurs voix ont interrogé l'absence de réaction rapide de certains responsables politiques français habituellement prompts à s'exprimer sur les questions de discrimination, s'étonnant que la mobilisation semble moins immédiate lorsque l'auteur des propos n'est pas français. Cette séquence intervient alors que le sujet du racisme dans le sport reste une préoccupation constante des instances internationales, la FIFA ayant multiplié ces dernières années les campagnes de sensibilisation sans parvenir à éradiquer ce type d'incidents.

L'ombre d'une ingérence de Donald Trump

Autre ingrédient de cette soirée à rebondissements : une intervention inattendue de Donald Trump, qui s'est invité dans la compétition d'une manière décrite comme une ingérence inédite dans le déroulement du Mondial. Si les détails de cette intervention restent à préciser au fil des prochaines heures, elle s'ajoute à un contexte déjà tendu autour de cette Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, et dont la dimension géopolitique n'a cessé de s'inviter dans les débats depuis le coup d'envoi.

Un quart de finale à préparer

Sur le plan strictement sportif, cette qualification confirme la dynamique positive des Bleus dans cette phase à élimination directe. Le staff tricolore devra désormais préparer un quart de finale qui s'annonce disputé, dans un tournoi marqué par un niveau de jeu resserré entre les grandes nations du football mondial. Kylian Mbappé, déjà décisif à plusieurs reprises depuis le début de la compétition, continue d'occuper une place centrale à la fois sur le terrain et, malgré lui, dans l'actualité extra-sportive du Mondial.

Quand l'auteur est une élue en exercice

Cette séquence rappelle des précédents douloureux dans l'histoire du football international, où des joueurs de haut niveau ont dû composer avec des attaques racistes émanant de tribunes, de responsables politiques ou de figures publiques adverses. Ce qui distingue le cas Amarilla, c'est la fonction de son autrice : une élue, sénatrice en exercice, ce qui a immédiatement conféré à l'incident une dimension diplomatique et institutionnelle dépassant le cadre du simple débordement individuel.

Une mobilisation française en ligne

Du côté français, la mobilisation en soutien à Mbappé a été rapide sur les réseaux sociaux, avec de nombreux messages dénonçant à la fois les propos de la sénatrice et la lenteur perçue de certaines réactions institutionnelles françaises. Reste à savoir si des suites diplomatiques ou disciplinaires seront données à cette affaire dans les prochains jours, notamment du côté des autorités paraguayennes elles-mêmes.

L'avis de la rédaction

La réaction rapide et sans ambiguïté de la FFF, de la FIFA et, fait notable, de l'ambassade du Paraguay elle-même, mérite d'être saluée : elle montre qu'un consensus minimal existe encore sur l'inacceptabilité de tels propos. Nous regrettons en revanche le télescopage médiatique entre cette polémique et une intervention de Donald Trump dans la compétition, qui risque de diluer l'attention portée à l'incident raciste lui-même. La performance collective de l'équipe de France ne doit pas non plus être éclipsée par la polémique.