Le blocus naval américain des ports iraniens, annoncé par le président Donald Trump, est officiellement entré en vigueur mardi 14 avril 2026. Selon l'Associated Press, la marine américaine applique désormais un contrôle strict des navires entrant et sortant des ports iraniens et des zones côtières du pays. Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, est considérablement perturbé.

Le Pakistan en médiateur

Dans ce contexte de tension extrême, le Pakistan a proposé une nouvelle ronde de pourparlers entre Washington et Téhéran. Selon AP News, la première session de discussions à Islamabad a eu lieu le week-end précédent, et les deux parties « échangent des messages » par l'intermédiaire d'Islamabad. Le vice-président américain JD Vance a déclaré qu'il y avait eu « beaucoup de progrès » lors de cette première ronde, ajoutant que des responsables américains discutaient d'une éventuelle nouvelle rencontre en personne avec les Iraniens.

Téhéran dénonce, Pékin condamne

L'ambassadeur iranien aux Nations unies a qualifié le blocus de « violation du droit maritime international ». La Chine a renchéri en qualifiant l'opération de « dangereuse et irresponsable », selon The National. Un pétrolier chinois sous sanctions américaines a d'ailleurs traversé le détroit d'Ormuz malgré le blocus, dans un geste perçu comme un défi direct à Washington. Deutsche Welle rapporte que le président Trump a néanmoins affirmé que l'Iran voulait « très fortement » un accord pour mettre fin au conflit.

Perspectives incertaines

Selon CNN, des responsables de l'administration Trump discutent d'une potentielle nouvelle rencontre en personne avec les Iraniens, possiblement dès cette semaine à Islamabad. La situation reste toutefois « très incertaine » dans le détroit d'Ormuz, selon les mots d'un responsable cité par The National. Les observateurs internationaux redoutent qu'un incident naval ne fasse basculer la crise vers un affrontement direct.