Guerre au Moyen-Orient : de nouvelles explosions secouent Téhéran et sa périphérie au 39e jour du conflit

Des frappes israéliennes ont visé la capitale iranienne dans la nuit de lundi à mardi, touchant des infrastructures ferroviaires et des sites industriels. Israël a demandé aux habitants de ne pas « voyager en train ». L'Iran promet des représailles « au-delà de la région ».

Par Rédaction OrChair ·

La capitale iranienne a de nouveau été secouée par de violentes explosions dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 avril 2026. Selon les témoignages recueillis par l'AFP et France 24, des détonations ont retenti dans plusieurs quartiers de Téhéran et de sa périphérie sud, provoquant des panaches de fumée visibles à des kilomètres. Les forces armées israéliennes ont revendiqué des frappes contre « des cibles militaires stratégiques », tandis que les Gardiens de la Révolution iraniens ont dénoncé des attaques « délibérées contre des infrastructures civiles ». Au moins six bâtiments résidentiels ont été endommagés par des débris, faisant une dizaine de blessés selon le Croissant-Rouge iranien. (Source : AFP, France 24)

L'un des faits les plus marquants de cette nuit réside dans l'avertissement israélien adressé directement à la population iranienne. Par des tracts numériques diffusés via les réseaux sociaux et des SMS géolocalisés, Tsahal a demandé aux habitants de ne pas « voyager en train » et de s'éloigner des gares et des nœuds ferroviaires. Ce message, interprété comme l'annonce de frappes imminentes sur le réseau ferroviaire iranien, a provoqué un mouvement de panique dans plusieurs villes, notamment Ispahan, Chiraz et Tabriz. Le réseau ferroviaire iranien a suspendu l'ensemble de ses liaisons grandes lignes jusqu'à nouvel ordre. (Source : Le Monde, Reuters)

L'escalade militaire intervient alors que les négociations pour un cessez-le-feu se poursuivent à Islamabad, au Pakistan. Les médiateurs pakistanais, égyptiens et turcs tentent de maintenir leur proposition d'armistice de quarante-cinq jours malgré le rejet initial de Washington et de Téhéran. Le Premier ministre pakistanais a appelé « toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités » et a proposé d'accueillir une rencontre directe entre les envoyés américains et iraniens. La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont réitéré leur soutien à la médiation tripartite. (Source : Le Parisien, Les Échos)

L'Iran a riposté en intensifiant ses tirs de missiles et de drones vers Israël. Le système Dôme de Fer a intercepté la majorité des projectiles, mais plusieurs impacts ont été signalés à Ramat Gan, en banlieue de Tel-Aviv, endommageant des véhicules et des façades d'immeubles sans faire de victimes mortelles. L'armée iranienne a averti que ses prochaines actions iront « au-delà de la région », une formule interprétée par les analystes comme une possible extension des cibles aux bases américaines en Europe ou dans l'océan Indien. (Source : Times of Israel, Al Jazeera)

Au 39e jour de ce conflit déclenché le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur les installations nucléaires iraniennes, le bilan humain s'alourdit tragiquement. Les estimations convergent vers plusieurs milliers de victimes civiles iraniennes, un chiffre impossible à vérifier indépendamment en raison des restrictions d'accès imposées aux médias internationaux. Le secrétaire général des Nations unies a qualifié la situation de « catastrophe humanitaire sans précédent au Moyen-Orient depuis des décennies » et a convoqué une session extraordinaire du Conseil de sécurité pour mercredi. (Source : ONU, BBC)