Trump promet « l'enfer » à l'Iran si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert d'ici mardi soir

Dans une allocution aux accents bellicistes, le président américain a fixé un ultimatum de 48 heures à Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz, menaçant de « destructions massives » en cas de refus. L'Iran dénonce des « insultes » et promet des représailles « dévastatrices ».

Par Rédaction OrChair ·

Le président Donald Trump a durci le ton de manière spectaculaire ce dimanche 6 avril 2026, promettant « l'enfer » à l'Iran si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert avant mardi soir. Dans une déclaration publiée sur son réseau social Truth Social, puis reprise lors d'un point presse improvisé à Mar-a-Lago, le chef de l'État américain a employé un langage inhabituellement cru, qualifiant les dirigeants iraniens de termes que la presse internationale a largement qualifiés d'insultes. Le Monde rapporte que Trump a menacé de « bombarder les centrales et les ponts » si Téhéran ne cède pas. (Source : Le Monde, Reuters)

Cet ultimatum intervient au trente-huitième jour du conflit déclenché le 28 février 2026 par des frappes américano-israéliennes sur les installations nucléaires iraniennes. Depuis, Téhéran a fermé le détroit d'Ormuz — artère vitale du commerce pétrolier mondial — et multiplié les tirs de missiles et de drones contre les bases américaines dans le Golfe, Israël et les pays de la région accusés de soutenir l'opération. La rhétorique présidentielle américaine s'est progressivement radicalisée, passant de la promesse de « frappes chirurgicales » à celle de « destructions massives sur les infrastructures civiles et militaires iraniennes ». (Source : CNN, BBC)

La réponse iranienne n'a pas tardé. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a qualifié les propos de Trump de « fanfaronnades d'un régime en déclin » et averti que toute nouvelle escalade entraînerait des représailles « dévastatrices » contre les intérêts américains dans la région. Téhéran a rappelé disposer d'un arsenal de missiles balistiques capable d'atteindre l'ensemble des bases américaines au Moyen-Orient et a réitéré sa position : le détroit d'Ormuz ne rouvrira qu'en échange d'un cessez-le-feu permanent et d'un retrait des forces navales américaines du golfe Persique. (Source : Al Jazeera, AFP)

Les alliés européens de Washington observent cette escalade verbale avec une inquiétude croissante. Le Haut Représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères a appelé « toutes les parties à la retenue » et réaffirmé le soutien de l'UE à la médiation égyptiano-pakistano-turque. Paris, Berlin et Londres ont publié une déclaration conjointe exhortant les États-Unis à « privilégier la voie diplomatique » et à laisser aux médiateurs le temps nécessaire pour finaliser leur proposition de cessez-le-feu de quarante-cinq jours. (Source : Reuters, Le Monde)

Les marchés financiers ont immédiatement réagi aux menaces présidentielles. Les contrats à terme sur le pétrole Brent ont bondi de 4 % en séance asiatique, dépassant 118 dollars le baril. L'or a atteint un nouveau record historique à 3 280 dollars l'once, tandis que les indices boursiers asiatiques ont ouvert en forte baisse. Les analystes s'accordent sur un point : l'ultimatum de mardi soir constitue le moment le plus dangereux du conflit depuis son déclenchement, avec des conséquences potentiellement irréversibles pour l'économie mondiale si les frappes s'intensifient. (Source : Bloomberg, CNBC)